Chers lecteurs, pour le retour du printemps, Misty Fay nous revient avec une histoire à couper le souffle... Vous pouvez également consulter les chroniques des mois passés en cliquant ici. Bonne lecture!

Cybelle


Silence enivrant

Vous ais-je déjà raconté ma rencontre avec Kevin ? Et bien voilà…

C’était le 4 mai, nous étions à cette soirée bizarre où il y avait des gens pas comme les autres. Il y avait ce gars, Kevin, très bel homme si on aime le look bum. Sa chevelure noire en broussaille frôlant ses oreilles contrastait avec ses yeux bleu azur. Il avait une allure un peu négligée, style bad boy, avec sa veste de cuir vieilli. Il circulait dans la salle, se mélangeant aux différents groupes de personnes. Il semblait tous les connaître, et pourtant, jamais il ne prononça un seul mot. Je me demandai même s’il était sourd et muet. Mais son regard, lui, disait ce que sa bouche ne laissait échapper. Ces yeux traduisaient ses émotions. Un certain mystère subsistait toutefois en lui et créait en moi une attirance que je ne pouvais ignorer.

J’avais envie de le séduire, de l’amener à moi. La soirée avançait et je me rapprochais peu à peu de lui, de façon à être dans son champ de vision. Je travaillais fort pour attirer son attention. Je tentai un regard insistant ou encore le fameux truc de dénuder l’épaule. Je restai toutefois surprise de ne pas obtenir les mêmes résultats qu’avec les autres gars. Kevin se contentait de me répondre par de petits sourires enjôleurs bien que discrets. Mes amies se moquaient que j’aie enfin trouvé un gars assez solide pour refuser mes avances. Cela ne fit qu’augmenter mon entêtement. Je savais que je lui plaisais, je le voyais dans son regard. Après tout, j’étais la seule à qui il accordait ces sourires. Et si je me trompais ?

Un moment d’inattention me fit perdre des yeux ma mystérieuse proie. Un instant de panique s’empara de moi. Fouillant la salle des yeux, je ne le vis pas. Cela me rendit morose. Après avoir fait au moins cinq fois le tour de la salle, j’abandonnai. N’ayant plus le goût à la fête, je décidai de quitter. De toute façon, les autres gars me semblaient tellement ordinaires.

À l’extérieur, je pris une bouffée d’air frais et tentai de me changer les idées en pensant à ce que j’allais faire de retour chez moi. Au moment de descendre les marches qui me conduiraient au stationnement, quelqu’un m’agrippa la main. Je me figeai lorsque je le vis. Avec douceur, il m’entraîna dans la rue. Je le suivis, trop intriguée pour résister. Après quelques pâtés de maisons, j’osai lui demander où il m’emmenait mais je ne reçu qu’un brillant sourire en retour.

Kevin demeurait au troisième étage d’un vieil immeuble nécessitant quelques réparations. L’ascension se fit toujours dans ce même silence intrigant. Juste avant de franchir le seuil de la porte, des frissons d’inquiétude parcoururent mon corps ou peut-être était-ce l’excitation. Peu importe car cela avait quelque chose de grisant.

À l’intérieur de l’appartement, je découvris une atmosphère qui m’était inconnue. Dans le salon, les murs peinturés de couleurs foncées étaient décorés de posters géants de groupes rock. Une pyramide de caisses de bière vide formait une espèce de bibliothèque servant à ranger sa collection de CD. Je contrastais avec le décor. Mon chandail rose, ma jupe en jeans et mon rang de perle me donnait l’air d’une sage fille à côté d’un dur à cuire. La belle et la bête. Je souris.

Je n’eus pas le temps d’aller plus loin dans le logement que Kevin avait déjà sa bouche sur la mienne, fouillant sous ma camisole afin de trouver de la chaire tendre. Il ne perdait pas de temps ! De toute façon, qu’est-ce que nous aurions pu faire d’autre, je ne parlais pas le langage des signes.

En un rien de temps, Kevin me déshabilla tout en me conduisant jusqu’au divan. En quelques secondes, il ne me restait plus que mon string perlé entre les cuisses, huilé par l’excitation, ainsi que les perles ornant mon cou.

Dans son jeans, une bosse m’aguichait. Elle était là, elle attendait qu’on s’occupe d’elle. Son propriétaire devina mes pensées car il détacha sa ceinture et ouvrit sa braguette. Son dard était pointé avec classe. Un membre fière, largement gonflé et courbé à la façon point G. Ma bouche ne put résister à l’appel. Sa chaleur était brûlante sur mes lèvres.

Sur le visage de Kevin, je lisais une grande satisfaction, moteur de mon désir. J’aimais comment cet homme dégustait le plaisir. Ça me donnait envie de donner le meilleur de ma performance, de me surpasser. Une lueur illuminait son regard qui parcourait mon corps. Je me sentais belle.

 

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