
Chers
lecteurs, pour le mois de décembre, Misty Fay nous plonge dans une
toute nouvelle
histoire aux charmes médiévaux...
Vous pouvez également consulter
les chroniques des mois passés
en cliquant
ici. Bonne lecture!
Cybelle
Pas si galants ces chevaliers !
Voilà un sujet que j’aime bien, les chevaliers
du Moyen Âge. C’est si mystérieux et inspirant. Ces
hommes qui combattent avec véhémence et honneur pour leur
roi démontrant un courage et une force sans borne. Lors des joutes,
leur cœur pur combatte afin de conquérir le cœur d’une
belle demoiselle. Je me demande si j’aurais aimé vivre à cette époque
?
L’autre soir, je m’étais attaquée à un
roman de trois cent pages qui racontait l’histoire des chevaliers
de la table ronde, rien de moins que la crème des chevaliers!
J’ tais si captivée par le récit que lorsque minuit
sonna, malgré la lourdeur de mes paupières, je ne pouvais
me résoudre à aller au lit. Cependant, malgré tous
mes efforts à demeurer éveillée, le sommeil gagna
sur moi.
J’ouvris
les yeux quelques minutes plus tard dans un épais
brouillard qui se dissipa tranquillement. Je ne reconnaissais pas l’endroit
où je me trouvais. La pièce circulaire aux murs de pierre était
de petite dimension. Une seule fenêtre fermée par des panneaux
de bois laissait entrer un courant d’air froid. L’ambiance était
austère, faisant penser à un grenier. L’éclairage était
si faible que je ne distinguais que quelques objets. Des fouets, des
bracelets de fer ainsi que des cordes étaient dispersés
près de moi. Décidément, ce lieu n’avait rien
de rassurant. Étendue sur un plancher en planches de bois couvert
d’une fine couche de paille, mon corps grelottait.
Je
me levai un peu étourdie, découvrant sur moi une longue
robe de toile de couleur bourgogne quelque peu usée et rafistolée.
Un corsage gonflait ma poitrine haute et me donnait de la difficulté à respirer.
Je
commençai alors à explorer prudemment la pièce
voulant découvrir où j’étais. Je n’eus
cependant pas le temps de trouver réponse à ma question
car deux hommes ouvrirent bruyamment la porte. Je restai estomaquée
car leurs vêtements étaient dignes de grand prince. De plus, à leur
ceinture pendait une épée richement décorée
de pierres précieuses. Ce devait être des chevaliers. Ils étaient
de grande stature et avaient fière allure. Les voyant s’avancer
vers moi à grand pas, je pris panique, je reculai jusqu’à ce
que mon dos s’appuie à une poutre située au milieu
de la pièce. Les deux hommes arrivèrent à ma hauteur,
c’est alors que je les reconnus. «Bryan! Kevin! Quel drôle
de déguisement!» Bizarrement, ils ne semblaient pas m’entendre. «Pas
mal celle-là, où l’as-tu dénichée ?» demanda
Bryan. «C'est une paysanne du village à l’ouest qui
s’est aventurée un peu trop loin» répondit
Kevin.
Avec un rire sonore que je ne lui connaissais pas, Bryan plaqua son torse contre mon corps et prit ma bouche de ses lèvres et de sa langue qui se faisait plutôt envahissante. Je tentai de me débattre sans grand succès. Son rire redoubla lorsqu’il m’empoigna fortement les poignets tandis que Kevin y attachait des bracelets de métal reliés à la poutre par des cordes pauvrement tissées. Ils me traitaient comme du bétail ! «Tu en as pris une avec du caractère» rigola Kevin.
Déboussolée, je ne comprenais pas leur intention. Il est vrai qu’à plusieurs reprises j’avais fantasmé d’une telle scène mais là, j’étais prise par surprise.
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Les deux hommes semblaient s’amuser. Ils m’enlacèrent par la taille enfouissant leur nez dans ma poitrine qui débordait du corsage. Kevin me mordillait le galbe d’un sein tandis que Bryan réussi à faire rebondir l’autre hors de sa cachette. Étant attachée, je ne pouvais être que témoin de cet assaut qui je l’avoue avait quelque chose qui me plaisait bien. Alors que je commençais tranquillement à me laisser aller, mon regard fut attiré par une lueur métallique dans la main de Kevin. Il leva devant moi un petit coutelet habilement forgé. Mon cœur battait à une vitesse effroyable. Je ne reconnaissais plus les deux hommes avec qui j’avais si souvent partagé mon lit jusqu’à maintenant. Le rire sonore de Bryan retentit une fois de plus dans la pièce, ce qui n’avait rien de rassurant.
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