
Chers
lecteurs, pour le mois d'octobre, Misty Fay nous revient avec une
petite histoire comme vous les aimez tous...
Vous pouvez également consulter les chroniques des mois passés en cliquant
ici. Bonne lecture!
Cybelle
Une
froideur brûlante
L’université est
un lieu d’apprentissage sérieux,
me direz-vous. C’est vrai, mais ceux qui y ont été initiés
savent très bien qu’il s’agit aussi d’un lieu
idéal pour les rencontres et ainsi vivre de nouvelles expériences.
Et la vie, mettant certaines personnes sur notre passage, nous offre
parfois de bien jolies surprises.
Cet automne-là, je m’étais
inscrite à un
cours de psychologie. Ce n’est pas que je ne m’intéressais
pas à la matière mais en entrant dans la classe, mon
premier réflexe fut de me placer stratégiquement à côté du
plus beau gars du cours. Après quelques échanges, Mathieu
devint, à mon grand bonheur, mon coéquipier pour le travail
de session.
Notre
première rencontre se fit à la bibliothèque
de l’université. Avant de commencer à travailler,
nous avons fait connaissance et je pus constater que Mathieu, en plus
de son charme, était un homme intelligent qui avait des choses
très intéressantes à dire. Mathieu était
quelqu’un de sensible qui désirait travailler avec les enfants
en difficulté. Il prévoyait aussi faire un stage d’été dans
les pays démunis afin d’offrir de l’aide à l’éducation.
J’appris aussi, à mon regret, qu’il avait une blonde
depuis deux ans, une française arrivée au pays dans la
dernière année. Par chance, je ne vois pas un futur mari
en tous les gars intéressant que je croise! Je me concentrai donc
sur le fait qu’il était d’agréable compagnie.
Nous avons énormément ri et j’avais la sensation
que la session allait bien se dérouler.
La
deuxième rencontre était prévue pour le lundi
suivant, même heure, même place. Or, il m’appela le
dimanche soir pour faire des changements. Il m’invitait plutôt à venir
chez lui. L’invitation me surprit mais je ne demandai pas d’explication.
Après tout, peut-être que ça n’allait pas si
bien avec sa blonde. Mais pourtant, je ne décelais aucune intention
dans sa voix.
Le
lundi, je me rendis à l’adresse qu’il m’avait
indiquée. Lorsqu’il ouvrit la porte, je fus accueillie dans
une atmosphère paisible, baignée par la lueur des lumières
tamisées et des chandelles allumées. Voyons donc, pensait-il
vraiment que j’allais croire qu’il voulait travailler. Il
avait certainement remarqué qu’il me plaisait et il voulait
en profiter. Mais sa copine, qu’est-ce qu’il en faisait alors?
Lorsqu’il
me fit visiter l’appartement, j’entendis
le bruit de la douche qui coulait, il y avait donc quelqu’un avec
lui. Était-ce sa blonde? Les doutes m’assaillirent, je ne
savais plus quoi penser. Peut-être m’étais-je trompée.
Mathieu
sortit ses livres et les installa sur la table du salon comme si de rien
n’était. En hésitant je fis de même,
attendant de voir la suite des évènements. Devant mon regard
perplexe, il m’expliqua qu’il était davantage capable
de se concentrer dans une atmosphère sereine. J’étais
comment dire… abasourdie! L’explication la plus rationnelle
que je trouvai était qu’il venait de terminer une relation
torride avec sa blonde.
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